 Ich Bin Ewig
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Charon

  Age : 14 Inscrit le : 19 Jan 2008 Messages : 49 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Charon - Hellsing Perso 2 - Groupe d'appartenance : Nebel Gespenst - Millénium
| Sujet: Re: Ordre de mission. Dim 23 Mar 2008 - 19:49 | |
| Laisse-moi dévorer mon ennemi, lacérer son visage, me gorger de son sang, ce sang infecte qui déshonore ton royaume ... Je serai ton fer de lance contre ceux qui se croient maîtres du monde ! Le loup sourit, malveillant. "Oh, alors tu n'es pas encore morte ?" Il fit un pas en avant ... et se stoppa net. Son visage devint un masque de peur. Ce qui se tenait devant lui ... n'avait plus rien d'humain. Mi-garou mi-femme, le corps sanglant et fumant, Charon le regardait avec tant de haine et de férocité qu'il fut cloué sur place. La louve bondit sur son adversaire et le plaqua au sol. Un sourire inhumain aux lèvres, elle se mit à le lacérer de ses puissantes griffes, arrachant de grands lambeaux de chairs, se délectant de la souffrance de son adversaire et du sang qui l'éclaboussait. Elle ne voulait pourtant pas le tuer tout de suite ; elle voulait le voir souffrir, comme elle avait souffert, pour tout ce qu'elle avait enduré, comme si c'était lui, la cause de toute son histoire. Mais le loup s'affaiblissait vite. Ce n'était pas un vrai monstre de la nuit, il ne pouvait pas régénérer ses blessures aussi vite qu'elle. Charon se lassa vite. Elle attrapa la tête de son adversaire dans sa main, prête à l'arracher. Mais au moment où elle allait tirer d'un coup sec, un faible gémissement se fit entendre. "Pi ... pitié !" Le regard borgne de la louve croisa celui du loup qui apparaissait à travers ses doigts ; elle y vit son reflet, monstrueux, difforme, haineux. La vision de son propre visage la figea, tant ce qu'elle vit dans son propre oeil l'effraya. Soudain, une douleur glacée fulgura dans son dos. Lachant le visage de son adversaire, elle chercha l'objet planté dans son corps et s'immobilisa. Elle avait reconnu le toucher froid et long d'une seringue de verre. Un liquide froid s'insinuait à nouveau dans son corps, engourdissant toutes ses sentations, ainsi que son esprit. Elle eut juste le temps de tourner la tête derrière elle, et d'apercevoir Willie, l'air désolé, une main vide, une seringue pleine dans l'autre. Soulagée qu'elle ait pu l'arrêter à temps, Charon ferma les yeux et se laissa tomber en arrière. Son corps toucha le sol, mais son esprit continua à chuter à travers le sol, loin, toujours plus loin dans les ténèbres ...
"- Monstre ! - Va-t-en ! - Fille du diable ! - A mort !" Les gens de son village brandissaient perches et fourches contre elle, huant et hurlant, haineux et cruels. La jeune fille venait juste d'enterrer le corps de sa mère, dans une clairière où, croyait-elle, personne ne la retrouverait. Erreur : un enfant l'avait suivit et avait avertit tout le village. On était l'aube, mais cela ne lui procura aucun bien. Car la lumière lui révelait ses membres couverts de sang, ses vêtements déchirés, et cette foule de bons croyants vertueux qui voulaient la tuer. Elle n'essaya même pas de leur répondre : qui la croirait ? qui l'écouterait même ? Son père les avait bien formé : ils la considéraient comme le fruit du démon. Accroupie devant la tombe de sa mère, elle ne dit pas un mot, plongée dans des réflexions dont elle avait oublié le sens depuis longtemps. " Maman ... pardon ..." Une larme coula le long de sa joue. La dernière. Puis, soudain, son visage se durcit, et son coeur fit de même. Elle se leva, se tourna vers la foule et la fixa intensément de ses deux yeux jaunes. Comme ceux d'un loup. Elle les considéra longuement. Puis elle sourit. La foule en face d'elle arrêta de crier. " ... Bon courage pour la suite, mes amis ! Vous en aurez besoin, sans prêtre pour vous protéger !" Pour toute réponse, une femme lança une pierre dans sa direction. Les autres l'imitérent, bombardant la jeune fille de toutes sortes d'objets. Cette dernière supportait sans bouger. Elle n'avait plus rien à voir avec ces gens. Sa vie venait de prendre un nouveau tournant : elle se devait d'effacer tout ce qu'elle avait vécu jusqu'à présent. " Adieu." Elle fit volte-face, et s'enfonca dans la forêt, sans un regard en arrière, laissant tout ce qu'elle avait connu derrière elle sans regret : son passé était mort en même temps que sa mère.
" Ah, tu es enfin réveillée !" dit une voix presque inaudible. Charon venait d'ouvrir les yeux. Recouvrant peu à peu ses sensations, elle regarda le visage penché au-dessus d'elle. " - Willie ..." La louve se redressa ... et s'aperçut qu'elle se trouvait dans son lit, dans leur chambre du sous-sol. " J'ai suivit ton conseil et j'ai augmenté la concentration de ton calmant. Donc si tu as mal à la tête, c'est normal." dit la jeune alchimiste. Puis, regardant la jeune fille : " Tu es sûre que tout va bien ?" Charon se frottait fortement le visage. " Oui ... oui, ça va." La louve cligna des yeux, se forçant à renvoyer ces ténébreux souvenirs de l'endroit d'où ils venaient, dans les tréfonds de sa mémoire. Se tournant vers Willie, elle remarqua que la jeune femme l'observait intensément. A tel point que Charon eut l'impression qu'elle savait à quoi elle pensait. Un peu comme la première fois où nous nous sommes rencontrées, en somme. Elle sourit, et lui dit : "- Ca va bien, je te promet ! - Hmm ... ok, je te crois." La louve la regarda, puis soudain se tendit. Sa faculté d'odorat venant de redevenir aussi forte qu'avant, elle avait décelé une odeur qu'elle connaissait trop bien : du sang. Cherchant d'où provenait cette odeur, elle tourna la tête autour d'elle ... avant de baisser les yeux sur les mains de Willie. "- Willie ... qu'est-ce qui s'est passé ? - Hmm ? - Tes mains ! Elles sont couvertes de sang ! - Ah, ça ..." dit-elle, en agitant ses mains sous le nez de la louve. Un gémissement de douleur se fit entendre dans la pièce. Soudain, Charon comprit. Redoutant la suite, elle demanda : " Willie ... qu'est-ce que tu as fait du loup ?" Pour toute réponse, Willie sourit. Le sourire carnassier du bourreau qui fait souffir sa victime autant que possible ...
[Passage rapide et en coup de vent pour poster une suite trop longue pour tenir en un seul post !^^" Désolée^^ J'espère que ça conviendra !^^] |
|  | | Willie Knox

  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2008 Messages : 46 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Hellsing
| Sujet: Re: Ordre de mission. Lun 24 Mar 2008 - 17:00 | |
| [Aaaaaahhhhhh c'est géant, ma louvette! C'est une écriture très sensible et très intense, je trouve, et puis tu as le sens du suspens^^ Tu as très bien joué Willie.
Je te dirai tout le bien que je pense de ce texte sur msn sinon ça gâcherait un peu l'histoire pour les autres.
Je sens que je vais m'amuser à écrire la suite *grand sourire sournois de Willie* gnarf gnarf] |
|  | | Reval von Krusenstern

  Age : 18 Inscrit le : 19 Fév 2008 Messages : 49 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Reval - Millenium
| Sujet: Re: Ordre de mission. Mar 25 Mar 2008 - 6:30 | |
| | Y'en a qui ont vraiment l'âme d'auteur. Un jours, peut-être, serais-je aussi bon que la petite fille de 14 ans qui ma déjà dépassée... |
|  | | Charon

  Age : 14 Inscrit le : 19 Jan 2008 Messages : 49 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Charon - Hellsing Perso 2 - Groupe d'appartenance : Nebel Gespenst - Millénium
| Sujet: Re: Ordre de mission. Mar 25 Mar 2008 - 19:39 | |
| | Merci à vous deux ! Ca me fait vraiment très plaisir !^^ Mais je ne pense pas être plus forte que toi !^^ Aussi forte, pourquoi pas, mais pas plus forte !^^... pas encore ;p |
|  | | Willie Knox

  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2008 Messages : 46 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Hellsing
| Sujet: Re: Ordre de mission. Lun 7 Avr 2008 - 13:16 | |
| Il avait fallu guère plus d’une seconde à Willie pour comprendre qu’elle était hors jeu. Charon était devenue incontrôlable, dangereuse même pour une autre nettoyeuse d’Hellsing. Le calmant n’avait pas été assez fort. Conçu pour lui éclaircir l’esprit et la calmer, le produit n’avait pas la faculté de stopper cette montée de sauvagerie et de folie qui venait du fond de l’âme et réveillait ses souvenirs. Willie se releva lentement. La violence avec laquelle Charon l’avait écartée ainsi que le choc contre le mur l’avaient un peu sonnée. Elle devait se dépêcher. Willie souleva le rabat de sa sacoche de cuir, saisit plusieurs seringues et plusieurs fioles. Elle s’agenouilla à terre, prit une pincée de ci et une dose de ça pour les mélanger et en remplir ses seringues, tandis qu’à quelques mètres d’elle des bruits d’os brisés, des grondements, des cris de douleur suivaient les mouvements des deux adversaires. Willie était soucieuse : si elle ne réussissait pas, elles n’en sortiraient pas vivantes. Ou peut être que Charon s’en sortirait, mais elle aurait sûrement perdu l’esprit après avoir tué sauvagement le loup et même Willie. Le liquide préparé par Willie bouillonna, elle le versa dans une seringue. Elle releva la tête. Charon tenait la tête du loup de Millenium entre ses griffes. Le cou du loup formait un angle étrange, comme tendu à l’extrême, il la regardait avec terreur. Son visage était méconnaissable, il ne semblait ni humain ni loup, ce n’était plus qu’un amas de chair sanglante entre les pattes de Charon. Elle, le visage sauvage, les yeux fous, un rictus haineux aux lèvres, se délectait de la souffrance qu’elle infligeait. Willie s’élança sur elle, le poing serré autour de la seringue. Elle la lui planta au milieu du dos alors que la louve venait de sursauter en voyant son image dans l’œil de l’ennemi. Charon tourna les yeux vers elle, des yeux étranges, pleins de fureur et de détresse. Willie en fut frappée. Un regard qu’elle avait souvent elle-même… Charon s’effondra doucement au sol, le loup de millenium entre ses bras. Il se releva lentement, s’appuyant sur le corps de Charon inconsciente. Il avait une face de monstre. Il braqua tout à coup ses yeux flamboyants sur Willie. La jeune femme s’éloigna de lui pas à pas jusqu’au moment où le mur l’empêcha de reculer plus. Willie vit les yeux rouges se délecter de ce spectacle. Un sourire mauvais fit bouger les chairs déchiquetée qui constituait le visage du loup. Il resta immobile un instant à la regarder alors que ses chairs se régénéraient. - Alors ma jolie, dit il entre deux toux à la suite desquelles il crachait du sang, on est seule… Willie baissa la tête. - Toi, petite créature frêle, tu fais partie d’Hellsing, hein ? C’est toi et l’autre qu’ils ont envoyées ici ? Pour toute réponse, Willie se tassa encore un peu plus contre le mur. Le loup avança lentement d’un pas assuré vers la maigre silhouette noire qui semblait si fragile. La frange de la jeune femme cachait ses yeux et assombrissait son visage. Il s’arrêta tout contre elle, lança une de ses pattes en direction de son cou et enfonça légèrement ses griffes dans sa peau, juste en dessous de la mâchoire. Willie sourit, machiavélique. Le jeu avec la mort, elle connaissait bien. Et elle allait gagner celui-ci. Le loup fronça les sourcils. - Pourquoi tu souris comme ça, chienne ? Il la parcourut du regard. - Tes mains. Montre-les. Willie leva lentement ses mains vides, paumes ouvertes. Il sourit cruellement. Ce fut à cet instant que Willie frappa ses mains l’une contre l’autre dans un geste si rapide que l’autre ne put réagir. Aussitôt ses paumes s’enflammèrent, illuminant la face horrifiée du loup. L’alchimiste apposa ses mains sur la poitrine du loup dont la fourrure prit aussitôt feu. Il s’écarta d’elle dans un mouvement convulsif, tituba dans la pièce en se débattant contre les flammes qui s’agrippaient à lui. Willie avança lentement vers lui, son sourire sournois aux lèvres. Dans sa douleur il aperçut la cape de Charon, la lui arracha et étouffa les flammes sur son corps. Alors, utilisant sa seringue comme une fléchette, Willie la lança en visant le cœur de l’ennemi. Elle s’y planta directement. .Puis Willie s’élança sur le loup, le faisant tomber à la renverse. Ils tombèrent lourdement au sol, elle sur lui. Elle avait déjà planté une autre seringue dans le cœur du garou. - A moi de jouer à présent, assassin, dit-elle de sa voix à peine audible comme sur le ton de la conversation. Je me suis toujours demandée à quoi ressemblait un loup-garou de l’intérieur. Je me suis vraiment posé la question de nombreuses fois, tu sais. Qu’est-ce qui permet leur transformation, pourquoi pendant la pleine lune… J’ai lu beaucoup de livres, mais j’aimerais bien vérifier par moi-même. Le loup tenta de se relever, mais il ne parvint qu’à se soulever de quelques centimètres avant de trembler sous l’effort et de retomber à terre. - Qu’est ce que tu m’as fait, sorcière ! Willie éclata d’un petit rire cristallin et discret. Elle s’assit sur le corps du loup comme si c’était la chose la plus normale au monde, croisa les jambes et se pencha sur lui pour murmurer : - Je t’ai juste injecté un paralysant très efficace. Mais ne t’inquiète pas, il ne t’empêchera pas de m’insulter pendant que je te disséquerai. Malheureusement pour toi, il ne supprime pas la douleur. Willie le regardait, souriante, presque tendre. - Il ne faut jamais rater une occasion de s’instruire, je pense. Et si ça me permet de savoir pourquoi Millenium a envoyé un de ses monstres ici pour tuer un moine et un prêtre, c’est d’autant mieux. Le loup ricana, d’un rire fou et moqueur. Willie fronça les sourcils mais ne perdit pas son sourire en coin. - Tu ne sais rien, sorcière, dit-il en la regardant avec haine. - C’est ce que nous verrons. Et dans la main de Willie apparut un scalpel. Sa lame luisit un instant avant que la jeune femme l’approche du corps du loup. Il regarda avec stupeur la lame s’enfoncer dans sa chair. Il rejeta la tête en arrière, serra les dents pour s’empêcher de hurler. - Alors, commença Willie sur un ton aimable tout en continuant de faire glisser la lame dans le corps de l’ennemi, quel but cherche à atteindre Millenium en envoyant un assassin ici ? Le loup se contenta de lui montrer les crocs, menaçant. Willie écarta la peau, écorchant vif le loup comme s’il se fût agi d’un bœuf ou d’un lièvre. Il glapit. - Pourquoi le poison ? Et le sang dans la coupe du père O’Bryan, et le corps exsangue du moine ? continua Willie comme si de rien n’était. Le loup lui ricana à la figure. Willie se mit alors en devoir de découper la chair du loup en petites lamelles. - Ce n’est pas Millenium, lâcha-t-il brusquement. - Menteur. Willie traça des croix sur la chair à vif. Il poussa un hurlement puis la fixa avec férocité et haine. - C’est tout ce dont tu es capable, pauvre petite femme impuissante et inutile ? Willie leva un sourcil. Son expression avait soudainement changée. Plus de sourire. Son regard était aussi tranchant que le scalpel. Elle releva le menton, encaissant l’insulte. Puis elle prit à l’intérieur de sa sacoche une poudre blanche contenue dans un papier plié et en avala une partie. Elle resta quelques instants les yeux fermés alors que les effets de la drogue envahissaient son corps. Puis elle les rouvrit tout à coup et les braqua vers le loup. Au flamboiement de ses prunelles répondait un sourire sadique. - Mmh, crois-tu que si je coupe tes organes génitaux ils se régénéreront comme le reste ? La face du loup pâlit soudainement alors qu’il sentait le scalpel descendre sur son ventre. Willie leva le scalpel au dessus de sa tête, et en le tenant avec ses deux mains, elle l’abattit sauvagement sur le bas ventre du loup-garou dont le hurlement emplit tout le village. Willie lui donna un coup de poing en pleine mâchoire. - Ferme là, chien ! dit-elle de sa petite voix tellement douce. Le sang coulait par terre, la robe noire de Willie s’en imbibait. Au pied du mur gisait la masse informe et sanglante des organes arrachés au loup. - Maintenant dis-moi qui sont les assassins si ce n’est pas Millenium ou bien je jette de l’acide sur la blessure que je viens de te faire ! Les dents serrées, le loup tournait la tête de droite à gauche, essayant de supporter la douleur. Il la regarda un instant, montrant les crocs. En réponse, Willie grava une croix dans les chairs à vif du loup. Il hurla. - C’est une secte qui pense que Jésus Christ était un vampire, dit-il dans un souffle. Willie comprit dans un éclair : elle se tourna vers la fresque murale. Jésus, avec les yeux caractéristiques des vampires, qui se tourne vers l’obscurité et donne la vie éternelle. - Mais quel rapport avec le meurtre du moine et celui du prêtre ? - Il y aurait eu encore davantage de morts s’ils n’avaient pas échoué à deux autres meurtres. Willie fouilla ses souvenirs sans découvrir de quoi il voulait parler. - Toi et ta chienne. Le coup du lustre était de leur invention. Pffeuh, si ç’avait été moi qui avais voulu vous tuer, j’aurais attaqué de front, comme ce soir. Et je sais bien, moi, qu’on ne peut pas tuer un loup seulement en lui laissant tomber un lustre sur la tête, dit-il en réponse à l’air dubitatif de Willie. - Mais alors, en quoi tous ces meurtres leur profitaient-ils ? - Mais qu’est-ce que j’en sais, moi ? finit-il par crier, incapable de supporter plus longtemps la douleur avec calme. - Comment sais-tu tout cela ? - Le major m’a envoyé ici comme vous, pour savoir ce qu’était cette histoire de sang dans la coupe du curé. Il pensait que celui qui était à l’origine de l’affaire pourrait nous intéresser, qu’on pourrait peut être le recruter. Ca pouvait être un freak, ou bien un type balaise susceptible de rejoindre Millenium. Quand je suis arrivé ici, j’ai pensé en vous voyant que c’était Hellsing qui était derrière toute cette affaire. Et puis je suis tombé sur un villageois qui se glissait en douce dans le monastère la nuit. J’ai découvert cette pièce et puis leur repère. Mais comme ce sont de simples humains, je n’ai rien à faire avec eux. Il ne me restait qu’à vous supprimer… Pour ne pas revenir bredouille. Le petit bonus avant de repartir, quoi. Willie se releva, se dirigea vers la porte d’un pas assuré et l’ouvrit…pour se retrouver en face de toute une assemblé de moines penchés vers l’endroit où se trouvait le trou de la serrure quelques secondes avant. Ils se redressèrent rapidement. Willie réprima un sourire ironique. - J’allais vous chercher… Pourriez-vous me rendre un petit service, messieurs ? demanda-t-elle avec son air le plus angélique et son sourire le plus charmeur. Les moines examinèrent avec stupéfaction et dégoût les traces de sang sur la robe, les mains et le visage de la jeune femme. Le plus courageux des moines présents s’avança vers elle en prenant bien garde de ne pas poser les yeux sur le sang qui la recouvrait ou sur la déchirure de sa robe qui découvrait un peu sa poitrine. - Que voulez-vous que nous fassions pour une créature qui amène le péché chez nous et se montre couverte du sang d’un monstre ? - Mais je suis sur le point de découvrir qui a tué votre frère… S’il vous plaît, aidez-moi, dit-elle de sa petite voix douce en les regardant avec des yeux suppliants. Il hésita. - Je vous demande juste de m’aider à porter mon amie et cet homme dans notre chambre. Ce n’est pas grand chose. Je ne peux vraiment pas les porter seule…dit-elle avec un air faussement désolé.
- Ah, tu es enfin réveillée, dit Willie en souriant à Charon. - Willie…murmura Charon en reprenant ses esprits. La louve se redressa sur son lit et prit sa tête dans ses mains. Willie s’assura qu’elle allait bien. Elle avait dû augmenter la dose puisque le précédent calmant n’avait été assez fort, d’où les maux de tête. Charon s’immobilisa soudain, le regard posé sur le sang qui couvrait les mains de Willie. "- Willie ... qu'est-ce qui s'est passé ? - Hmm ? - Tes mains ! Elles sont couvertes de sang ! - Ah ça… Le loup à l’autre bout de la pièce gémit. - Willie, qu’est-ce que tu as fait du loup ? dit Charon avec une pointe d’inquiétude dans la voix. Willie sourit. - J’ai demandé aux moines de le ligoter. Je n’ai pas assez de force pour le faire moi-même. Et ils m’ont aidés à vous porter ici. C’était dangereux de rester dans la cellule maudite. On aurait pu être découverts. Charon jeta un coup d’œil au loup. Il était totalement régénéré, à part une blessure béante au bas-ventre. Charon fronça les sourcils, Willie haussa les épaules. - Je me suis arrangée pour qu’il n’oublie pas que lui aussi est impuissant. Tu es prête pour la bataille finale ? dit Willie avec enthousiasme en changeant rapidement de sujet. Willie raconta à Charon que le loup de Millenium n’était pas le coupable, qu’il fallait à présent retrouver la secte dont il avait parlé. - Il va nous guider à leur repère, dit Willie en désignant le loup. Je vais le droguer mais il faudra tout de même que tu le surveilles pour ne pas qu’il nous fausse compagnie. Charon acquiesça en se levant. Willie se dirigea vers ses alambics disposés dans un coin de la pièce et prit une ampoule emplie d’un liquide jaune en dessous d’un tube de verre. Elle versa dans une seringue et l’injecta dans le bras du loup. Le paralysant avait perdu quasiment toute son action à présent. - Avec ça il devrait être assez docile. - Bien, allons-y, dit Charon en passant autour de son cou un bras du loup pour le soutenir. Tous trois retournèrent dans la cellule maudite. Le loup leur indiqua la fresque. - Il faut pousser le mur à l’endroit où la main gauche du Christ, celle qui est du côté obscur, est peinte. Charon appuya à l’endroit indiqué et le mur avec la fresque sombre pivota pour dévoiler un souterrain au plafond en arches éclairé de torches. - Comment font les membres de la secte pour entrer ici ? Ils ont un complice dans le monastère ? demanda Charon. - Non, répondit le loup. Les moines n’ont rien à voir avec cette histoire. Le fondateur de la secte était certes un moine, un fou qui a creusé des galeries depuis sa cellule et peint la fresque. Les villageois membres de la secte entrent dans le monastère par le côté lumineux de la fresque. Il existe un autre passage que celui-ci qui débouche sur l’extérieur. Le trio marcha dans le tunnel. Le bruit de leurs pas se répercutait contre les murs. Ils parvinrent enfin à une grande arche qui ouvrait sur une salle circulaire fortement éclairée. Willie et Charon se figèrent au seuil de la salle : Une quinzaine de silhouettes encapuchonnées étaient tournées vers elles et les regardaient. |
|  | | Morgane Teufel

Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 25
| Sujet: Re: Ordre de mission. Mar 8 Avr 2008 - 10:23 | |
| Aaaaaaah ! Quel magnifique duo vous faites toi et Charon ! Vos histoires sont tellement bien ! Quand a mes histoires... Elle ne sont pas assez sanglante ! Et pas assez bien Mais je m'acroche ! Je ferais tout mon possible pour être aussi forte que vous, fois de Morgane !  |
|  | | Willie Knox

  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2008 Messages : 46 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Hellsing
| Sujet: Re: Ordre de mission. Mar 8 Avr 2008 - 12:06 | |
| [Tu es mignonne, Morgane^^. Tu es encore jeune, tu deviendras meilleure en grandissant. Mais c'est déjà pas mal pour ton âge^^.
Oui, Charon, j'ai oublié de préciser: vérifie que j'ai rien oublié et donne moi ton avis... Je ne suis pas très sûre que ce soit bon... Tu as les historiques de conversation pour écrire la suite?] |
|  | | Charon

  Age : 14 Inscrit le : 19 Jan 2008 Messages : 49 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Charon - Hellsing Perso 2 - Groupe d'appartenance : Nebel Gespenst - Millénium
| Sujet: Re: Ordre de mission. Mar 8 Avr 2008 - 16:50 | |
| | [Un seul mot : Arg ! C'est génial ! Je ne me doutais pas que Willie était sadique à ce point (héhéhé, pauvre loup -w-). J'ai relu ce que tu as écrit, et je n'ai rien trouvé qu'on n'ai déjà pas dit auparavant, donc tout va bien !^^ Quant à la suite, je crois avoir déjà une petite idée, mais je t'en parlerai sur MSN pour être sûre de ne pas faire de bêtises !^^] |
|  | | Charon

  Age : 14 Inscrit le : 19 Jan 2008 Messages : 49 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Charon - Hellsing Perso 2 - Groupe d'appartenance : Nebel Gespenst - Millénium
| Sujet: Re: Ordre de mission. Lun 14 Avr 2008 - 11:31 | |
| Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? La situation, telle qu'elle était maintenant, était partie pour devenir très vite incontrôlable. Certes, les membres de la secte n'étaient pas nombreux et n'étaient que des humains, mais Charon se doutait qu'elle ne pourrait pas, s'ils décidaient de se jeter sur le trio dès qu'ils auraient franchit le seuil de l'arche, se défendre, éventuellement défendre Willie, et surtout garder le loup de Millénium sous contrôle. Elle réfléchit à toute vitesse, et réalisa qu'ils n'avaient qu'une seule solution à adopter : pénétrer dans la pièce et agir en fonction de ce qu'il se passerait une fois en face des membres de la secte. Un sombre et résolut sourire se peignit sur son visage. Quoi qu'il put arriver, elle était sûre qu'elle tuerait au moins l'un d'entre eux. Son regard fixé droit devant elle, elle dit à Willie : "- Il semblerait que nous soyons attendus. - Effectivement ... répondit Willie, dont la tension était à peine perceptible dans sa voix douce et calme. - Qu'est-ce qu'on fait ? demanda le loup. - Et bien, je pense qu'il serait très inconvenant de notre part de rester ainsi planté devant le seuil de cette arche. - Donc on entre ? - Oui ... murmura la louve, on entre." Lentement, silencieux comme la mort, ils pénétrèrent dans la pièce. Les membres de la secte s'étaient rassemblés en un large demi-cercle autour de ce qui, de loin, semblait être un autel baigné de lumière. De l'endroit où elle se trouvait, Charon crut distinguer un objet posé sur le piédestal, mais elle n'eut pas l'occasion de l'observer plus longtemps. Un homme de haute stature s'avança, dérobant à sa vue le mystérieux autel. Le trio s'arrêta. L'homme leva la main vers l'arche qu'ils avaient franchit quelques instants auparavant. Un bruit de pierre coulissante les fit se retourner tous les trois. Une gigantesque dalle en pierre descendait rapidement, actionnée par deux membres en retrait. Très vite, la seule issue fut bloquée, et cela ne fit que confirmer à Charon ce qu'elle avait déjà pensé : ils ne ressortiraient pas tous vivants de là. Cela ne l'empêcha pas de se sentir soudain terriblement tendue, et elle sut qu'il en était de même pour le loup-garou qu'elle soutenait toujours. Tous trois reportèrent leur attention vers les hommes encapuchonnés devant eux, et Charon ne put s'empêcher de réaliser qu'elle avait déjà vu cette scène quelque part. "Vous voilà donc enfin, misérables créatures, dit d'une voix impérieuse l'homme qui avait commandé la fermeture de la porte. Nous allons enfin pouvoir nous débarrasser de vous, qui souillez ce lieu sacré de votre ignoble présence !" Un grondement sourd monta dans la gorge de la louve, pourtant ce fut Willie qui prit la parole. "Et qui êtes-vous pour nous traiter ainsi ?" L'homme leva le menton d'un air impérieux. "Nous sommes ceux qui ont été initié à la vérité sur notre seigneur Jésus-Christ. Nous sommes les Gardiens du Sang, ceux qui appellent leur Seigneur vampire à les rejoindre pour instaurer un nouvel ère qui n'a que trop attendu !" Des acclamations fusèrent dans l'assistance, ce qui n'eut pour effet que de rendre la louve encore plus nerveuse. C'est d'une voix tendue qu'elle demanda : "Si votre maître est un vampire, à quoi ces meurtres vous ont-ils donc servit ? Vous n'avez la faim de personne à assouvir, alors pourquoi avoir sacrifié deux hommes ainsi ?" Un sifflement méprisant sortit du visage encapuchonné. "Que vaut une vie humaine à nos yeux ? Si nous avons tué ces deux hommes, c'est pour appeler notre Seigneur ! Pour lui montrer que ses serviteurs sont entièrement dévoués à sa cause et n'attendent rien d'autre que de satisfaire ses moindres désirs." Il s'inclina en disant cela et tous les membres de la secte firent de même. Ce geste permis à Charon d'apercevoir très brièvement l'autel et, aligné derrière lui, une fenêtre creusée dans la roche et qui laissait apercevoir le ciel nocturne et nuageux. L'homme se redressa, et continua ses explications, d'une voix pleine de mépris. "Ces sacrifices étaient destinés à conduire en ces lieux un vampire suffisamment puissant et intelligent pour que nous le reconnaissions comme notre chef et qu'ainsi nous puissions répandre la vérité sur le fils de Dieu de part le monde. Le moine vidé de son sang et du sang également dans le vin de messe de ce curé imbécile versé par l'un d'entre nous déguisé en moine ... cela était destiné à interpeller une certaine organisation de chevaliers protestants très impliquée dans la traque et la destruction de cette noble race qu'est le vampire ..." Puis, avec l'air faussement surpris : "Oh, mais vous semblez troublées, demoiselles. Me trompé-je ?" Non, il ne se trompait pas. Willie et Charon venaient de réaliser qu'elles avaient marché exactement selon les plans de cette secte, et ce depuis qu'Intégra leur avait confié la tâche de tirer cette histoire au clair. - Alors, murmura Willie, celui qui devait venir ici, c'était ... - Le grand rouge, hein ? répondit Charon, le visage ironique. - Ça n'a pas marché comme prévu, apparemment ... dit le loup-garou. La colère devint lisible sur le visage du maître de la secte. "Non, rien n'a marché ! Ni cet homme, ni un digne représentant de son espèce n'est venu à nous ! Seulement une petite humaine misérable et un monstre !" Willie encaissa l'insulte. Pas Charon, qui laissa s'échapper le grognement qu'elle avait retenu. "Mais nous pensions que nous pourrions le pousser à venir en nous débarrassant de la vermine ..." ajouta-t-il, un sourire cruel sur son visage. - Alors, dit Willie, c'est vous qui avez tenté de nous tuer en faisant tomber le lustre ! - Oui, et nous aurions réussit si nous avions su que l'une d'entre vous était un monstre !" Les crocs de la louve apparurent à travers ses lèvres. La colère montait en elle à toute vitesse et elle n'était pas sûre de pouvoir se retenir encore longtemps d'étrangler l'homme qui se trouvait en face d'elle. "Mais maintenant, enfin, nous avons l'occasion d'amener à nous notre Seigneur ... en lui envoyant vos cadavres !" En disant cela, il se plaça devant l'autel. Se retournant, il brandit devant son visage une immense épée magnifiquement ornée et dont la lame, qui semblait tranchante comme une lame de rasoir, était faite entièrement d'argent. A la vue de l'arme, les membres de la secte s'inclinèrent dans un profond respect. "Voici l'épée sacrée de Saint Michel, qui pourfendit monstres et ennemis sans miséricorde !" Il brandit l'épée devant lui et s'avança, menaçant, vers la jeune femme et les deux loups-garous. "Et il en sera de même pour vous ... Ainsi viendra notre maître !" Il fit un pas en avant, découvrant la fenêtre creusée dans le mur. Un coup de vent violent s'y engouffra, s'insinua dans la pièce et souffla toutes les torches qui l'illuminait, les plongeant dans une semi obscurité. Seules luisaient la lame de l'épée et les pupilles des deux loups-garous. Soudain, Charon se mit à trembler, ainsi que le loup qu'elle soutenait toujours. Une sensation violente s'insinua en elle, et elle eut toutes les peines du monde à ne pas se jeter à la gorge de quelqu'un. C'est alors que le vent balaya les nuages. La lueur de la pleine lune envahit la pièce et les baigna de sa lueur argentée. Brusquement, Charon se souvint où elle avait vu ces silhouettes encapuchonnées. Elle en avait rêvé le jour même de leur arrivée. Elle les avait vu, autant qu'ils étaient, assemblés en cercle et veillés par deux yeux rouge sang. Et elle avait rêvé qu'elle les massacrait tous jusqu'au dernier. Le loup glissa à terre et fut prit de spasmes violents. La bave commença à dégouliner le long du menton de la louve ; la douleur s'insinuait dans son corps, comme si sa peau actuelle était trop étroite pour la contenir toute entière. Elle n'avait plus qu'une seule idée en tête. "Tuer ! Tuer ! Tuer ! TUEEEEEEER !!" Et dans un long hurlement qui n'avait rien d'humain, elle tomba sur ses mains et laissa son corps se transformer. Ses mains et ses pieds grandirent, son visage s'allongea considérablement, laissant apparaître une gueule pourvut de crocs redoutables, et tous son corps se couvrit de poils drus. Les membres de la secte reculèrent, terrorisés. Deux monstres à forme de loup se tenaient maintenant devant eux ; et parmis eux Charon, démesurément grande, grondait et bavait, et son l'épaisse fourrure plus noire que la nuit ne laissait percer de son regard qu'une unique lueur jaune, dont l'éclat cruel et féroce leur promettait à tous une mort lente et douloureuse.
[Voilà, j'espère que je n'ai pas fait de bêtises et que ça te conviens ^^ A toi de jouer pour la suite ] |
|  | | Bella

  Age : 24 Inscrit le : 10 Jan 2008 Messages : 77 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Hellsing - Bella d'Argento
| Sujet: Re: Ordre de mission. Lun 14 Avr 2008 - 22:33 | |
| C'est absolument super! J'adore le duo que vous faites, en termes d'écriture et de personnages. L'histoire est bien ficelée en plus. Continuez comme ça!!!  |
|  | | Willie Knox

  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2008 Messages : 46 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Hellsing
| Sujet: Re: Ordre de mission. Dim 4 Mai 2008 - 12:38 | |
| [Désolée, j'ai été lente à la réaction sur ce coup=D J'ai remarqué seulement jeudi que c'était mon tour d'écrire (ouais, shame on me, vous pouvez me lancer des pierres...) Comme d'hab, j'adore ton style, seulement je suis pas sûre que les explications soient assez claires...(vais demander l'avis de notre Integra chéri(e)
Et pour l'épée de Saint Michel, j'aurais insisté plutôt sur le côté psychopompe de Saint Michel plutôt que sur le fait qu'il tue des monstres. Parce que le vampire est un monstre, or l'épée n'est pas faite pour en tuer. Mais l'idée d'entre-deux qu'amène le côté psychopompe est intéressant à exploiter puisque les vampires sont des êtres de l'entre deux, ni vivants, ni morts.
" Willie et Charon venaient de réaliser qu'elles avaient marché exactement selon les plans de cette secte, et ce depuis qu'Intégra leur avait confié la tâche de tirer cette histoire au clair. - Alors, murmura Willie, celui qui devait venir ici, c'était ... - Le grand rouge, hein ? répondit Charon, le visage ironique. - Ça n'a pas marché comme prévu, apparemment ... dit le loup-garou." Et là tu te contredis. Je vois très bien ce que tu veux dire, mais tu l'as mal formulé, d'où la contradiction apparente. Désolée, je fais ma chiante là Alors euh je sais pas.... tu veux reprendre le texte ou bien je m'occupe d'éclaircir tout ça avec Willie? Je te fais d'énoooooooooormes bisous ma louvette! Miss you... ] |
|  | | Charon

  Age : 14 Inscrit le : 19 Jan 2008 Messages : 49 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Charon - Hellsing Perso 2 - Groupe d'appartenance : Nebel Gespenst - Millénium
| Sujet: Re: Ordre de mission. Dim 4 Mai 2008 - 14:11 | |
| [HRP : Baheeuu ... je vais faire ma fainéante et te laisser régler ça !^^" Oui, je me rappelle qu'on avait parlé du coté psychopompe de St Michel, mais je n'ai pas trouver comment caser ça dans l'histoire ... désolée^^" Gros bisous !^^] |
|  | | Willie Knox

  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2008 Messages : 46 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Hellsing
| Sujet: Re: Ordre de mission. Lun 5 Mai 2008 - 10:49 | |
| | [ok, je vais régler tout ça alors. Bisous] |
|  | | Willie Knox

  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2008 Messages : 46 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Hellsing
| Sujet: Re: Ordre de mission. Mar 6 Mai 2008 - 18:42 | |
| La scène semblait totalement irréelle à Willie. Les deux garous faisaient retentir la souterrain de leurs grondements terrifiants, leurs mouvements étaient brusques et menaçants alors qu’ils s’avançaient vers les membres de la secte sous la lumière argentée de la lune. Leurs yeux brillaient de sauvagerie. Les humains reculèrent, la panique les fit courir en tous sens, ils se cachaient les uns derrière les autres, étaient prêts à tuer leurs confrères pour avoir la vie sauve. Willie resta de marbre, regardant la scène avec des yeux attentifs mais inexpressifs. La lumière blafarde la lune la faisait ressembler à un fantôme. Mais tout à coup, le silence se fit : celui qui semblait le gourou de la secte était debout sur le piédestal au centre de la pièce, et entre ses deux mains, levée au dessus de sa tête, il tenait l’épée de Saint Michel. La lame projetait un reflet éblouissant qui attira l’attention de tous les membres de la secte et même des deux loups. - Bande de couards ! C’est comme ça que vous vous montrez digne de notre seigneur ? Notre but avec tous ces meurtres a été d’attirer à nous le No life King ! L’attirer par des sacrifices et en lui prouvant par notre force que nous sommes ses dignes serviteurs ! Comment espériez vous qu’Alucard nous change en vampires ou nous guide si vous manquez de courage ? Vous fuyez devant les pauvres nettoyeuses d’Hellsing ! Elles que nous voulions exécuter afin de prouver que nous étions à la hauteur d’un plus grand adversaire ! Prouver que nous étions dignes de ce vampire que nous voulons comme maître ! Un murmure parcourut les silhouettes encapuchonnées. Tous avaient les yeux fixés sur l’épée. - Oubliez vous cette épée dont nous voulions faire cadeau à Alucard pour le convaincre de nous guider ? Oubliez vous le pouvoir de cette arme ? L’arme de celui qui guide les âmes, l’arme du psychopompe ! Celle qui a terrassé les monstres ennemis du Christ et qui est maîtresse de la vie et de la mort ! Les membres de la secte entouraient à présent leur gourou, dans une foule compacte et menaçante hérissée des dagues qu’ils venaient de sortir des fourreaux. Willie haussa un sourcil : le combat s’annonçait rude. Elle jeta un regard en coin à Charon qui semblait hypnotisée par l’éclat de la relique. Willie étouffa une exclamation : Les loups seraient impuissants contre une épée en argent ! Alors tout se précipita. Le garou de Millenium se jeta au milieu de la foule qui s’ouvrit devant lui et l’engloutit. Willie aperçut sa masse poilue qui émergeait parfois des tourbillons que formaient les robes de cérémonie des membres de la secte. Et au même instant, Charon bondit sur le gourou comme si la menace que représentait l’épée pointée sur elle l’attirait. Willie eut un triste sourire. Oui, jouer sa vie, l’offrir au hasard du combat. Vivre ou mourir. Il était temps pour elle aussi d’entrer en scène et voir si Dieu refusait encore sa mort. Déjà trois hommes s’avançaient vers elle en ricanant. Willie leur jeta un regard mauvais. Elle saisit deux seringues qu’elle avait préparées et coincées dans sa ceinture et les lança sur les deux hommes les plus proches. Elles sifflèrent dans l’air et allèrent se ficher dans le cou et dans le bras des hommes. Le premier s’immobilisa, se plia sur lui même en cherchant à respirer, le second fut saisi de spasmes. Mais le troisième homme, celui que Willie n’avait pas pu frapper, se jeta sur elle. Willie tomba à la renverse, et le choc lui coupa le souffle. Elle sentit la lame commencer à pénétrer dans son ventre. La douleur la submergea, sa vue se brouilla légèrement alors qu’elle rejetait la tête en arrière. Puis un choc se produisit et l’homme fut projeté contre le mur, à cinq mètres de là. Willie entendit les os du crâne se briser sous l’impact. En regardant autour d’elle, la jeune alchimiste comprit ce qui l’avait sauvée : le loup de millenium lançait de grands coups de poing qui envoyaient voler ses adversaires loin de lui. L’un d’eux avait percuté l’adversaire de Willie. Profitant de ce répit, Willie se traîna dans un coin sombre. Sa respiration était difficile, le sang baignait sa robe et ses cuisses. Willie prit un baume dans sa sacoche et l’appliqua délicatement sur la plaie béante. Elle se mordit les lèvres jusqu’au sang pour détourner la douleur. Elle déchira un morceau de sa robe pour faire un bandage. La douleur la rendait folle. Les mâchoires serrées, elle souleva le tissu de sa robe jusqu’aux cuisses et décrocha le gros revolver retenu par sa jarretière. Le regard de la jeune femme brûlait de haine. Elle chargea l’arme avec un sourire mauvais. Elle se releva, l’arme levée à hauteur des yeux. Le revolver semblait énorme par rapport à la silhouette tellement fine de la jeune femme. Partout des cadavres jonchaient le sol. Le loup de Millenium avait fait un véritable carnage, décapitant, déchiquetant, éventrant, empalant. Le sol était rouge et noir, le sang et les viscères étalées à la lumière lunaire formaient une bouillie infâme à l’odeur écœurante. Le loup de Millenium aperçut Willie et courut sur elle. Stoppant net à dix centimètres de son visage, il la renifla avec méfiance. Ses babines étaient retroussées, le sang colorait ses crocs et les poils de son museau. Ses yeux de bête sauvage croisèrent le regard inhumain de la jeune femme. Il sembla reconnaître Willie et se souvenir de ce qu’elle lui avait fait subir car il s’éloigna aussi vivement qu’il était arrivé en évitant son regard. A quelques mètres devant Willie, le gourou ainsi que cinq de ses sbires faisaient face à Charon. La louve n’avait que de légères blessures, et elle avait l’avantage. Willie réalisa son erreur : elle n’avait pas à s’inquiéter pour la louve. Grâce à la balle logée au-dessus de son cœur, cette dernière ne craignait pas l’argent. Mais l’épée de Saint Michel était dotée d’un pouvoir étonnant qui posait difficulté à Charon. En effet, la lame semblait dotée d’une vie propre et animée de l’énergie de tous les démons qu’elle a battus. Epée d’exorciste et de pourfendeur de monstres, l’épée semblait avoir absorbé la vie des vaincus pour en former son pouvoir. Le sabre de Charon avait été brisé net et la louve ne combattait qu’avec une moitié émoussée de sabre. Un des adeptes de la secte se glissa derrière Charon tandis qu’elle contrait l’attaque du gourou. Il leva le poing serré autour de sa dague dans le but de la lui planter dans le dos. Willie le mit en joue et tira. La détonation résonna sur les murs de la salle. La force du recul projeta Willie à terre. L’homme s’écroula alors que le dague était à cinq centimètres de Charon. Cet événement eut pour résultat d’attirer l’attention de la louve sur Willie. Son regard était inhumain. Willie ne reconnaissait pas Charon dans cette bête. - Oups, murmura Willie en réalisant que quelque chose n’allait pas. La louve s’élança pour sauter à la gorge de Willie. L’alchimiste n’hésita pas une seule seconde. Elle pointa son revolver sur la tête de la louve. Sans aucune émotion, la jeune femme regarda la louve qui approchait, dans les yeux, et elle pressa la détente. La balle rata son but mais déchira l’oreille de la louve. Charon poussa un cri de rage terrifiant. Ses yeux n’étaient que haine et sauvagerie. Willie la regarda sans trouble, ses grands yeux gris étaient inexpressifs. Le hasard du combat… La jeune femme mourrait peut être aujourd’hui. Willie visa à nouveau la louve. Tira. Mais ce fut le loup de Millenium qui reçut la balle dans la cuisse alors qu’il attaquait Charon en traître. Le combat s’engagea à nouveau entre les deux loups. Pendant ce temps, le gourou de la secte et les quatre adeptes restants s’étaient glissés derrière Willie. Elle n’avait plus le temps. Willie attrapa les premières fioles qui lui tombèrent sous la main et les lança sur deux des hommes. Acide, conclut Willie en voyant les chairs des deux hommes se liquéfier en laissant apparaître la chair vive et les os des bras. Plus que trois en comptant le gourou qui se tenait en retrait. Willie tira sur le premier. Le second se jeta sur elle alors qu’elle avait été projetée à terre par le recul de son revolver. Willie saisit la main armée de son ennemi, enfonça ses doigts sous le muscle. L’homme hurla de douleur lorsque son nerf se contracta. Cela laissa le temps à Willie de le paralyser en touchant quelques autres nerfs. Willie pointa alors son revolver sur le gourou. Elle avait l’avantage de la distance. - Vous êtes fini, dit Willie de sa voix très douce. Perdant alors toute contenance, le gourou trembla, son visage blêmit. Il tourna le dos à Willie et tenta de s’enfuir. Une autre détonation retentit. Il s’écroula. Un filet rouge coulait dans son dos. Willie s’approcha de lui en titubant légèrement. Sa blessure lui faisait très mal. Elle se baissa et prit l’épée de Saint Miche qui vibra faiblement entre ses doigts. Willie baissa la lame, et regarda Charon. La louve avait déjà très gravement blessé le loup de millenium qui était affaibli par la substance que Willie lui avait fait ingurgiter avant de venir. D’un mouvement rapide Charon égorgea le loup. Elle saisit sa tête entre ses deux pattes, l’arracha du corps. Willie était à présent la seule personne vivante à part Charon. Il était temps de terminer ce petit jeu. Elle devait absolument parvenir à lui donner son calmant avant que la louve ne s’aperçoive de sa présence. Elle n’aurait pas le temps de charger une seringue. Willie ouvrit le flacon, trempa plusieurs balles, chargea le revolver, visa une partie non essentielle du corps, tira plusieurs fois. La louve s’écroula sur le champ. Willie regarda autour d’elle. Cette pièce était devenue un vrai cimetière. Empilement de robes noires, de chairs à nu, de viscères et d’organes exposés à la lune, de sang qui baignait tout cela. Elle jeta un coup d’œil à la louve qui soufflait fort et se débattait contre le calmant. Mmh… Et qui allait pouvoir porter Charon dans sa chambre cette fois-ci ???
[mmh, je suis pas spécialement contente de ce que j'ai fait.. je suis mauvaise pour écrire les combats.... Dis moi si je dois modifier certains trucs, hein. Je te laisse conclure l'histoire et si tu le sohaites, écrire le combat du point de vue de Charon puisque je n'ai pas fait beaucoup jouer ton perso. J'ai cassé le sabre de Charon, alors je pense que l'épée de saint michel lui revient de droit . Gros bisouuuuuuus!] |
|  | | Charon

  Age : 14 Inscrit le : 19 Jan 2008 Messages : 49 Perso 1 - Groupe d'appartenance : Charon - Hellsing Perso 2 - Groupe d'appartenance : Nebel Gespenst - Millénium
| Sujet: Re: Ordre de mission. Hier à 11:15 | |
| [Ben quoi, c'est super ce que tu as écrit ^^ Tu passeras mes voeux de rétablissement à Willie^^ Ce fut un réel plaisir de travailler en équipe avec toi. A la prochaine ! ]
Charon se réveilla en sursaut. Elle venait de se sortir d'un profond sommeil, où de durs souvenirs et de terribles cauchemars l'avaient tourmenté. Pendant un instant, elle ne put se souvenir de ce qui s'était déroulé quelques jours plus tôt, ses instincts bestiaux encore trop présents pour que la terreur dont elle avait été la victime durant son sommeil ne s'évapore immédiatement. Passant une main légèrement tremblante sur son visage crispé, elle tenta de renflouer ses sentiments et de fouiller dans ses souvenirs. L'esprit encore brumeux, elle mit quelques secondes avant de se rappeler les évènements auxquels elle avait participé. Et ces informations arrivèrent de manière confuse dans son esprit, à la fois nets et flous, réels et irréels. Le dernier souvenir qu'elle avait avant de s'évanouir était celui d'une bataille féroce, où elle avait beaucoup tué - moins qu'habituellement lors de la pleine lune, certes, mais beaucoup tué tout de même - et où, si elle ne se trompait pas, n'étaient resté à la fin que deux personnes encore debout : elle et Willie. Concernant cette dernière, elle ne se trouvait pas dans la pièce ... d'ailleurs, quelle était cette pièce ? Charon ne réalisa qu'à ce moment-là qu'elle ne se trouvait pas dans la chambre souterraine de l'hospice irlandais ... mais dans SA chambre. Nous sommes revenues à Londres ... pensa la louve. Elle ferma les yeux et soupira. Au moins, cette histoire était finie. Elle se redressa, parfaitement éveillée, et bondit hors de son lit. Elle étira ses muscles endoloris, remarqua quelques nouvelles cicatrices sur son torse. Gagnées dans la bataille, sûrement. La jeune femme ne se souvenait pas. Torse-nu, ses longs cheveux noirs formant comme un nuage ténébreux autour de son être, elle continua ses gestes avec rapidité et puissance, comme elle avait l'habitude de le faire. Machinalement, elle baissa la main sur sa ceinture, là où se trouvait le fourreau de son sabre. Il était vide. Alors, Charon se souvint : il avait été brisé durant la bataille. Fracassé par la relique, l'épée d'argent de Saint Michel. La louve sentit un vide se creuser dans sa poitrine. Cette lame était presque aussi vieille qu'elle, et elle ne lui avait jamais fait défaut ou créé d'ennuis. Mais maintenant, la jeune femme avait l'impression d'avoir perdue ... une amie. Tournant la tête, elle aperçut, posé sur la grande table de bois qui constituait l'unique mobilier de la pièce - avec son lit -, un paquet enveloppé dans un tissu blanc partiellement déchiré et sanglant, une lettre pliée et jetée sur le coin de la table ... et l'épée de St Michel. Charon s'approcha de la table avec déférence. L'épée exerçait sur elle un attrait particulier ; peut-être était-ce à cause de sa composition, ou bien de sa condition. La louve n'en savait rien. Elle tendit la main, mais préféra reporter son choix sur la lettre. Elle la déplia et lut le message, tracé d'une écriture fine et rapide :
"Mission accomplie. Le gourou et tous les membres de la secte sont morts. Le loup aussi ... J'ai parlé avec Sir Integra, et elle a été d'accord avec moi : ton sabre a été brisé. L'épée sacrée de Saint Michel te revient de droit. Ca ne remplacera sans doutes jamais ta vieille arme, mais je pense qu'elle te sera très utile malgré tout. Peut-être à une prochaine fois, au détour d'un couloir ou si nos chemins se croisent à nouveau lors d'une mission. Willie"
La louve relut plusieurs fois la lettre, incrédule. L'épée sacrée de Saint Michel te revient de droit. Elle posa les yeux sur la lame. Elle te revient. Doucement, elle tendit la main vers l'arme, saisit la poignée et souleva l'épée. Un étrange sentiment de puissance se répandit dans la louve. Elle se laissa un instant subjuguer par la beauté de l'objet, à la lame d'argent finement décorée et à la poignée de cuir noir et au pommeau incrusté d'un rubis si beau et si gros qu'il aurait rendu n'importe qui plus riche que la plus noble des familles d'Angleterre. Puis, comme sortant d'un songe, elle secoua la tête, cligna des yeux et regarda plus attentivement. La lame était lisse, sans ornements. Le manche de cuir noir était usé et l'éclat du joyau incrusté au sommet de la poignée était terriblement terne. La louve sourit. Tant qu'elle ne se laissait pas envahir par l'étrange aura de la lame, elle possèderait entre ses mains un pouvoir tel qu'elle n'en n'avait jamais vu. Attachant le fourreau de sa nouvelle arme de l'autre côté de sa ceinture, elle y rangea la relique. Ne restaient sur la table que la lettre et le paquet. Charon retira le linge blanc et y découvrit, tous rassemblés, les fragments de son sabre. Tandis qu'elle contemplait les restes de son arme, une bouffée de chaleur l'envahit. Vu la taille des morceaux ... oui, je pense que je peux la réparer. Elle éprouva une joie qu'elle ne s'attendait pas à ressentir. Puis ses yeux se baissèrent sur l'épée d'argent dans son fourreau. Mais dans ce cas ... ai-je encore le droit de garder celle-ci ? La louve réfléchit un moment. Puis sourit, amusée. Une épée d'argent, c'est bien utile. Accompagnée d'une autre, c'est encore mieux ... et s'il faut vraiment que je rende l'épée de Saint Michel, je le ferai. Nouant fermement le linge autour des morceaux de sa vieille épée, elle le glissa dans sa poche ... avant de se rappeler qu'elle était torse-nu. Encore une fois, elle sourit, ironique. Oups. Elle chercha du regard son traditionnel habit, le trouva, le passa rapidement, enfila sa cape (qu'elle s'étonna de retrouver brûlée à certains endroits) et sortit de sa chambre. Son visage, ainsi que son esprit, avaient retrouvé leur dureté caractéristique. Et au fur et à mesure qu'elle déambulait à travers les couloirs, une pensée, comme un bruit de fond, s'insinuait dans son esprit. J'ai trouvé ce que je cherchais ... et ce n'est que le commencement. Il y a bien d'autres sectes de fanatiques dangereux en Angleterre. Je ne les chercherai pas, ce seront eux qui viendront directement se jeter entre mes griffes. Mais je ne dois pas penser à ça. Pas maintenant. Chaque chose en son temps ... Charon se figea net. Une présence dans son dos la fit prendre conscience qu'elle devait retrouver très vite ses vieux réflexes et ne pas laisser son esprit vagabonder à tort et à travers. Un souffle glacial passa dans son cou. Une voix grondante et ténébreuse parla près de son oreille. - Alors, monstre de Dieu ... quel effet ça fait de tuer les siens gratuitement ? Charon se retourna pour fracasser son poing contre le crâne d'Alucard, mais derrière elle, il n'y avait que le couloir qui s'étendait dans les profondeurs du bâtiment. Pourtant, la présence n'avait pas disparut et cela ne fit qu'énerver la louve un peu plus. Son unique oeil luisait de colère. Elle rabattit sa capuche sur son visage, et tourna les talons. - Je vous jure, vampire, que le prochain monstre que je tue, ce sera vous ! dit-elle tout haut. Un rire arrogant envahit le couloir désert. - Et bien soit, je t'attendrai, monstre de Dieu ! La louve continua son chemin, tête baissée, rêvant au moment où elle planterait son épée dans le coeur d'Alucard. Chaque chose en son temps ... oui, chaque chose en son temps.
[PS : Et pour mes missions à venir, je me rapatrie dans mon sujet ^^] |
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